L'espace de la rencontre.
Ce que j'aime le plus, au travers mon parcours entrepreneurial et dans la vie en général, ce sont les rencontres. Pas celles ou tout est superflu ou en surface, non.
Celles ou on se donne l'espace d'être et de résonner ensemble, de philosopher, de refaire le monde.
Et c'est un peu paradoxal car à la base, je suis plus introvertie qu'autre chose.
Mais je ne sais pas, autant, dans un grand groupe, je peux me perdre ou m'effacer ; autant, face à une personne ou un petit groupe, lorsqu'un espace sécuritaire se crée naturellement au travers la rencontre, je me sens bien, vivante, en résonance.
Je ne sais pas si ça allume quelque chose en vous quand je parle de rencontres qui nous touchent et nous transforment?
Vous savez, ces rencontres là ou quelque chose se passe face à l'autre, dont on ne saisit pas nécessairement l'essence mais qui provoque quelque chose?
J'ai vécu cela avec Claudia et Pascal lorsque je les ai rencontrés il y a quelques années déjà.
À chaque fois que je me déposais, avec l'un, ou l'autre, quelque chose se produisait entre nous, une reliance, un lien, invisible, mais un ressenti palpable.
Comme 2 fils qui se touchent et créent une étincelle l'espace d'un instant.
À chaque fois, tout naturellement, un espace se créait.
Le genre d'espace ou l'on peut-être soi-même, sans tabou et sans même que l'autre nomme que c'est ok.
J'ai alors eu envie de les inviter, Claudia et Pascal, en duo, sur le balado, au travers ce voyage dans la série spéciale “liens”.
Car au travers qui ils sont, l'histoire de leur rencontre, leur projet de coeur qu'est Résonance et qu'ils nous dévoilent aussi dans ce nouvel épisode, ils incarnent ce lien vivant, cette puissance de la rencontre. Cette importance aussi, de revisiter la vie du point de vue du lien, de la relation, à soi, aux autres, et à tout ce qui nous entoure.
La rencontre, pour moi et dans sa forme la plus pure et la plus authentique, est une ouverture à l’inattendu, un espace où deux mondes se touchent, se frôlent, parfois se percutent.
Elle est cet instant suspendu où l’autre devient soudainement notre miroir, une porte ouverte vers des facettes de nous-mêmes qu'on n'a jamais osé explorer.
Et même dans les environnements les plus structurés, il existe un besoin fondamental de relation, de lien, de communauté.
Pourtant, en entreprise, ces espaces de rencontre sont souvent mis de côté, au profit de la productivité immédiate.
Et sans le vouloir, on crée des silos, des murs invisibles qui isolent les individus les uns des autres et effrite l'élan de “faire ensemble”.
En temps de crise, comme le disait Chadwick Boseman « les fous construisent des murs et les sages construisent des ponts. »
Faire ensemble, c’est justement bâtir ces ponts, relier les individus, ouvrir des espaces, des passerelles, où chacun peut se sentir en sécurité, entendu, reconnu, et soutenu.
Mais que signifie véritablement "faire ensemble" en entreprise?
Pourquoi est-ce si crucial?
Parce qu'on a fondamentalement besoin des autres pour oeuvrer et aussi, pour parfois, se retrouver en soi.
Et c'est pour cela, que je vous partage aujourd'hui, en primeur dans l'infolettre, le projet sur lequel j'explore depuis un bon bout de temps.
Je ne sais pas si je suis sage ou folle en ce moment, mais toujours est-il que, pour ma part, c’est d’être une passerelle qui m’intéresse.
Une passerelle qui permet aux individus de se retrouver, de tisser des liens profonds et durables, de co-créer un environnement de travail où chacun a sa place, non pas seulement en tant que professionnel, mais aussi en tant qu’être humain.
De soutenir la santé sociale et outiller en profondeur les organisations face à la loi 27 qui sera obligatoire dès l'automne 2025, au travers le prisme du lien, de la relation, de la rencontre, des retrouvailles avec la pratique concrète des solidarités en entreprise.
C’est dans cet esprit du lien, de la rencontre véritable que je lance ce projet, ancré dans une posture d'innovation et d'expérimentation, un projet central pour la prochaine année, qui vise à expérimenter “la pratique des solidarités” et du "faire ensemble" sur le terrain.
Il s’adresse aux organisations désireuses de renforcer les liens en profondeur et de créer des environnements de travail plus sains, solidaires et apprenants.

