Nos impostures.
Imposteurs malgré nous?
Qui suis-je pour parler de cela ? Qui suis-je pour oser ? Qui suis-je pour prendre ma place ?
Ces questions, on se les pose tous à un moment donné. Le sentiment d’imposture s’infiltre dans les interstices de nos élans, ralentit nos pas, et nous fait douter de notre propre légitimité.
Et si, au lieu d’y voir un obstacle, nous y reconnaissions un signe que nous sommes en train d’explorer de nouvelles frontières ?
Les p'tites nouvelles…
Dans mes accompagnements et échanges avec les personnes et équipes, cette question de la légitimité revient souvent. Que ce soit en prenant un nouveau poste, en lançant un projet ou en osant exprimer un point de vue, nombreux sont ceux qui ressentent le vertige du « pas assez ». Je suis moi-même souvent en train de questionner ma place.
J’explore comment ce sentiment peut être transformé en moteur plutôt qu’en frein, et j’aimerais beaucoup savoir si vous aussi, vous l’avez déjà ressenti et comment vous avez appris à composer avec.
Au travers un moment lecture sur mon balado : Ensemble, demain, je vous y livre la perspective de Belinda Canonne.
La poésie/philo de So
Soyez patient envers tout ce qui est non résolu dans votre cœur et essayez d’aimer les questions elles-mêmes." nous propose Rainer Maria Rilke.
Le sentiment d’imposture prend souvent la forme d’une vérité absolue, en nous faisant croire qu'on n'est pas à notre place, qu'on manque d'un savoir ou d’une légitimité que tous semblent posséder… sauf nous.
Pourtant, si l’on regarde de plus près, il repose habituellement sur rien de tangible. Comme une sorte de mirage qui se construit sur nos doutes, sur nos exigences envers nous-mêmes, sur cette croyance que nous devrions déjà être arrivés alors que nous sommes en chemin.
Comme toute croyance intérieure, il s’efface (momentanément ou non) lorsqu’on le confronte. Quand on ose avancer malgré lui, quand on accepte d’être en apprentissage…
Et si, au lieu de lutter contre lui, on l’observait comme un signe ?
Un signe qu'on est justement là où on doit être, au seuil d’un espace qui nous demande d’oser.
Et si on en profitait pour apprendre de lui, pour réapprendre à prendre notre place, à entreprendre? Une question que je me suis d'ailleurs posée dans l'article publiée dans le Infuse Magazine.
Le moment réflexion
Quand avez-vous ressenti le sentiment d’imposture pour la dernière fois ?
Quelle est l'histoire que vous vous racontiez à ce moment là?
Qu'est-ce que cela signifierait pour vous “d'être la bonne personne à la bonne place”?
La réponse à la question
On me demande souvent : « Arrête t'on un jour de se sentir illégitime ? »
Réponse bien honnête? Je crois qu’on ne se sent jamais totalement légitime et c’est pas une si mauvaise nouvelle que ça. Tant que ça ne nous freine pas complètement, ça signifie qu'on reste curieux, ouverts, attentifs.
Ce questionnement là nous invite à chaque fois à nuancer, à apprendre, à questionner la norme. Ce sentiment de légitimité, je crois qu'il se construit, pas à pas, par l’action, l’expérimentation et l'autocompassion. Il émerge peut-être quand on s'autorise à être en chemin, sans avoir toutes les réponses, sans chercher la perfection.
Peut-être que ma réponse sera plus étoffée lorsque je l'aurai moi-même surmonté :)
Les p'tites recco de So
Livre : “Le sentiment d'imposture” de Belinda Canonne
Podcast : “Les deuils collectifs : vivre à l'ère de la permacrise” du Balado L'état du jeu.
Article : "Et si on réapprenait à entreprendre?" sur le Infuse Magazine
La minute promo
Porteurs d’idées et de projets, et si nous dépassions nos doutes ensemble?
Un témoignage de Patricia
"Dès le départ, j'ai senti que tu avais les idées claires quant à l'endroit où tu souhaitais m'accompagner ; pas en termes de résultats ni d'attentes, mais à l'intérieur de moi, là où tout est présent; là je me sais, sans même le savoir. Par ta présence solide, ta mémoire incroyable, ton ressenti inédit, tu m'as offert des reflets, des retours évocateurs et si pleins de "pépites", comme tu le dis souvent. Les exercices proposés m'ont permis de pousser ma réflexion avec toute la profondeur que j'espérais. Avec toi à mes côtés, je me suis sentie légitime, plus sûre de moi ; j'ai découvert que l'entrepreneuriat pouvait sincèrement me correspondre. Tu as su bien cerner, accueillir et t'ouvrir à mon essence et me la faire découvrir un peu plus également. Chacune des rencontres, chacun des suivis et comptes rendus étaient fort bien préparés et détaillés et je me suis sentie bien soutenue entre nos rencontres également. "

