Prendre le temps et tenir l'espace.
Ceux qui me sont proches le savent déjà : une blessure toute bête au pied m’immobilise depuis mercredi dernier.
Il y a quelque chose de brutal, et pourtant de précieux, dans ces arrêts forcés. Tout invite à se réaligner différemment et à vivre les émotions qui viennent avec. Parce que non, ce n’est pas très confortable. On se retrouve immobilisé face à soi-même, face aux autres et face à ce qui nous entoure avec une autre perspective.
Je n’avais pas envie de ce calme. Ma maman est là pour quelques temps, et je voulais savourer chaque instant avec elle. Le Chantier débute son déploiement, et je voulais me sentir en pleine énergie, prête à faire valser tout ce qui se présente.
Et pourtant. Cette petite immobilisation me murmure doucement une vérité que j’oublie parfois, traversée par l’amplitude de mes élans. Il y a de la beauté à se permettre de simplement être, à notre rythme, et à laisser la vie nous atteindre avant de repartir. Et puis, mon mari m’appelle “sa pâte brisée” et ça me fait bien rire.
Table des matières
Ouvrir nos voix à Longueuil
Déposer nos élans à Montréal
Retour sur le Festival NatuRH et la santé de nos milieux
Oser parler de poésie et d’entreprendre au micro de Flore
Une multitude de moment à vivre ensemble.
Le 2 octobre, patte brisée ou non, on prendra le temps de nos élans.
Oui, oui, même si les bâtons dans les roues sont multiples, j’ai toujours aussi hâte de nous retrouver et de tenir l’espace pour l’édition Longueuilloise du Cercle des élans.
Ce micro-ouvert est un véritable élan social pour moi et pour Nadia, qui co-porte celui-ci avec moi. Un espace pour se relier aux autres, partager ce qui nous fait vibrer, et nourrir nos élans collectifs. Chacun(e) avec nos paroles, nos rêves, nos engagements, et ensemble, à faire circuler l’énergie qui fait naître des idées, des actions, des connexions et la vivacité de nos élans d’agir.
On ne courra pas (pas moi avec ma patte folle du moins). On s’écoutera. On échangera. On laissera émerger ce qui nous relie au travers ce que l’on pense nous séparer. Ce sera un moment pour expérimenter la solidarité, sentir la force du groupe et prendre le temps de faire germer nos élans communs.
📅 Quand : 2 octobre, 17h à 19h30
📍 Où : Bistro/Café Awen, Longueuil
Vous ne pouvez pas être présents à Longueuil?
Une édition montréalaise se tiendra également le 15 octobre de 17h à 19h30, au Café des Habitudes.
Pour ceux qui ont vécu la prémisse de ce moment le 13 juin aux 4 ans de So & Co, nous valserons sur cette même vague de sécurité et de rêves imbriqués. Mais avec, je le sens, une profondeur décuplée.
Alors, viendrez-vous encourager ce premier volet du Chantier sur la pratique de solidarités élargies à Longueuil, à Montréal ou aux 2?
Au Festival NatuRH le 11 septembre, on a justement pris le temps.
Le 11 septembre dernier, j’avais le plaisir de participer à un panel au Festival NatuRH, aux côtés de précieux complices : Pascal Beauchesne, Claudia Lépine et Magali Legault. Nous avons parlé de l’impact de la décélération sur la santé de nos milieux de travail, un sujet devenu très intime pour moi depuis mon entrée dans la maternité.
Un temps où tout a basculé, où le recul est venu imprégner mes choix et mes regards sur la vie et toute ma conception du travail. Les témoignages de chacune et chacun ont permis de saisir à quel point ce recul n’est plus un luxe mais une nécessité pour nos intimités et nos collectivités.
Merci encore à Claudia et Carmen qui ont réussi à créer un espace unique, en pleine nature, où des professionnel(le)s RH de tous horizons ont pu se déposer, se connecter et réfléchir ensemble, loin de la frénésie quotidienne et au delà de leur rôle. Un moment pour retrouver ce qui fait réellement sens dans nos vies et nos milieux de travail, pour respirer et se réinventer collectivement.
Pour moi, au delà de la programmation tissée avec soin, ce sont les vulnérabilités qui se sont déposées, qui m’ont encore plus émue que tout le reste.
En parlant d’émotions, j’ai eu le privilège de prendre la parole au micro du Balado Résonance, animé par Flore Deshayes, pour parler de poésie.
Oui oui, vous avez bien lu. De POÉSIE. C’était la première fois que je me livrais avec autant de profondeur et sans tabous, publiquement, sur cette poésie qui m’habite et qui traverse nos vies à toutes et tous. Un moment de grande vulnérabilité pour moi.
En lisant l’élan poétique du manifeste en fin d’échange, j’ai été à nouveau émue, frissonnante, traversée par la force des mots et par leur capacité à me toucher, à chaque fois. Je réalise jour après jour, combien ma poésie s’infiltre partout, dans mes élans d’entreprendre, dans mon quotidien, dans ma posture d’accompagnante et de facilitatrice, et combien cela ouvre de nouvelles perspectives pour nos sociétés, au delà de moi.
Nous avons besoin de nos multitudes de poésie, de ces respirations sensibles qui nous relient, nous transforment et nous font avancer ensemble. Un moment précieux, capté dans un parc, que je vous invite chaleureusement à écouter.
Alors, je nous souhaite de prendre le temps et de tenir plus d’espaces pour vivre nos multitudes de poésies, nos rêves, nos élans, nos sensibilités et réaliser à quel point, c’est essentiel de continuer d’élargir nos solidarités…
Et d’entreprendre les possibles pour que cette société réellement en commun et inclusive advienne.
J’ai tellement de moments auxquels vous inviter
…mais cette lettre du coeur est bien trop longue.
Alors, voici un mini récap de ce qui s’en vient et dont d’autres détails suivront :)
Il reste 1 place le 25 septembre à 11h pour vivre une rencontre (un espace solidaire), sur contribution volontaire avec moi.
Le 2 octobre à Longueuil, de 17h à 19h30, aura lieu une première édition Longueuilloise des Cercles des élans : un micro-ouvert sur nos multitudes de rêves et d’engagements. Co-organisé avec Nadia Champagne.
Le 15 octobre à Montréal, au Café des Habitudes, pour un deuxième cercle d’élan et de micro-ouvert sur les engagements pluriels qui animent nos intimités et communautés.
Le 29 octobre, j’animerai le Lunch & Learn du Infuse Magazine sur le thème : Briser l’isolement : et si nous retrouvions nos solidarités?
Le 30 octobre, je faciliterai une activité à la Journée des savoirs ouverts organisée par Projet Collectif et qui se retrouve en duo avec L’Audace des possibles, organisée par la B.A.N.Q.
Le thème : Solidarités à découvert : explorer et pratiquer nos divergences pour élargir les chemins de reliance.

